Apposition du séquestre sur le territoire des tribus du cercle de Djidjelli, d’El-Milia et des Babors

Sont ou seront frappés de séquestre les biens de toute nature, collectifs et individuels, des tribus et des indigènes qui auront commis ou commettront les actes d’hostilité déterminés par l’art. 40 de l’ordonnance du 31 octobre 1845 ; Considérant qu’il résulte des renseignements recueillis, que les tribus des Beni-Âhmed, Beni-Amran-Djeballah, Beni-Amran-Sefia, Beni-Khettab, Beni-Mehammed, Ouled-bou-Beker, Beni-Kaïd, Ouled-Belafou et Beni-Siar, situées dans le cercle de Djidjelli;
Ont pris une part active à l’insurrection de 1871 ; qu’ayant la ville de Djidjelli pour appui ces tribus auraient pu, si elles l’eussent voulu, résister efficacement aux insurgés qui ont propagé la révolte chez elles ; et que, malgré leurs relations anciennes avec les Européens, elles ont montré le plus grand acharnement pendant les diverses attaques dirigées contre la ville. (suite…)


Le territoire des Beni-Caïd s’étend sur un vaste périmètre (1) qui, s’élevant rapidement du rivage vers le mont Mezghitan (2) au Sud-Ouest, le dépasse largement, est borné par la côte à l’Ouest, trouve ses limites avec l’oued Kissir au Sud-Ouest, les Beni Ahmed au Sud, l’oued el-Harch au Sud-Est, et, à l’Est, conflue à la commune de Duquesne et aux fermes de la colonisation européenne. C’est une masse, mais dont le contour est dentelé dans sa partie orientale.