RÉPARTITION DE LA LANGUE BERBÈRE EN ALGÉRIE – E.-F. GAUTIER (1913)

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Le Gouvernement général algérien, sur l’initiative et pratiquement sous la direction de M’ Edmond Doutté, a fait faire une enquête sur la répartition de la langue berbère en Algérie. M’ Doutté m’a prié de l’aider à dépouiller le dossier. La répartition de la langue berbère en Algérie est un fait brutal.

CARTE DE LA LANGUE BERBÈRE, E.-F. GAUTIER, HanoteauOn pourrait imaginer qu’il est établi depuis longtemps, au-dessus des discussions, au moins dans les grandes lignes. Si l’on veut se rendre compte qu’il n’en est rien, on pourra comparer d’un coup d’œi) la carte ci-jointe (pl. XIII) avec celle qui a été publiée par E. Reclus 2.[…]

Le pays Ketama. Ce n’est pas la seule cicatrice d’empire défunt  que~l’on peut croire discerner sur notre carte. La Petite Kabylie, entre la crête du Babor et.l’Oued el Kebir, parle un dialecte arabe si étrange que Hanoteau l’appris pour du berbère (c’est ce lapsus unique et énorme que nous avons signalé). Les arabisants, à diverses reprises, signalé les particularités de ce jargon, sans qu’aucun .en ait jamais fait une étude détaillée. Ce qui est intéressant pour nous, ce sont les frontières entre lesquelles il est parlé. Ce sont, incontestablement, celles de la tribu ancienne des Ketama (Ukutemani des inscriptions de Fdoulès, les Koidamousii de Ptotémée) (1).

Il n’y a pas de tribu berbère plus  illustre : ce sont les Ketama qui ont fondé l’empire des Fatimides, conquis l’Egypte, pris pendant un temps la direction de l’Islam entier. Ce petit district fut, au x. siècle, d’importance mondiale. Dans l’histoire de l’Islam maghrébin, un honneur de ce genre est  invariablement mortel. (suite…)

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Djidjelli 1871 : Spoliations et dépossessions foncières – Hosni Kitouni

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[…]En travaillant sur l’histoire de la Kabylie orientale, nous avons mis au jour, au service des archives de la wilaya de Constantine, des documents rescapés du transfert des archives coloniales en France. Ils concernent les tribus de la région de Djidjelli (aujourd’hui Jijel, dans le nord-est du pays).

Djidjelli 1781 , Jijel, sequestre , Hosni Kitouni, JijelAccusées d’avoir activement participé à l’insurrection de 1871, celles-ci ont été « punies » par une confiscation collective de leurs terres, Comme 306 autres collectivités dans le reste de l’Algérie.

C’est cette documentation, complétée par des archives conservées aux Archives nationales d’outre-mer (ANOM) d’Aix-en-Provence, que nous avons exploitée pour exposer le cas de trois tribus de Djidjelli emportées par la tempête des spoliations.

(plus…)

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Les Ouled-Âthia de Oued-Z’hour : La révolte de Bou-Dali Ben El-Ahrache

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Canon Bel-ahreche, Bey Othman constantineIl y a quelque temps, les habitants du village de Taden, dans le douar des Djezia (Oued Z’hor), découvrirent, sous les oliviers qui avoisinent le village, un petit canon que les eaux de pluie avaient mis à jour en ravinant le sol. L’émotion fut assez vive chez les Ouled-Athia qui ne se connaissaient pas d’artillerie, et qui regrettèrent sans doute que la découverte ne se fût pas produite en d’autres circonstances, à l’époque où ils guerroyaient encore contre les Roumis.

Parmi les vieillards de la tribu, nul ne se souvenait qu’un canon fût resté enfoui sous les oliviers de Taden, à l’endroit le plus fréquenté pourtant de tout le territoire des Djezia. Aussi les racontars allaient-ils leur train ; et, l’imagination aidant, le canon défraya pendant plusieurs jours les conversations. On rendit compte à l’autorité, qui le fit transporter jusqu’à la plage de l’oued Zhour, où il fut chargé sur une gondole de passage à destination de Collo.

Canon Bel-ahreche, Bey Othman constantineLa pièce en question est en cuivre, et pèse 190 kil. Sa longueur exacte est d’un mètre ; son diamètre intérieur, à la gueule, de 0mll ; sa circonférence extérieure, la plus forte, un peu en arrière des tourillons., est de 0m74. Les anses sont brisées. Près de la gueule on remarque une petite figure en relief un peu fruste, qu’on serait tenté de prendre pour une fleur de lis. Les dimensions et le poids de cette pièce ne semblent pas indiquer que ce soit une pièce d’artillerie française, de celles du moins qui ont été en usage depuis l’occupation du pays. (suite…)

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Les antiquités dans la commune mixte de Taher – C. VIRÉ (1894)

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Les limites de la commune mixte actuelle de Taher sont : au nord, la mer, et, à l’ouest, l’Oued-Djendjen qui est sa frontière avec la commune de plein exercice de Strasbourg.

inscriptions lybiques, Algerie, Jijel, TaherBien que poussant vers l’est une pointe jusqu’à l’Oued-el-Kebir, elle n’a pas de ce côté, non plus qu’au sud, de limites naturelles. A l’est et au sud, en effet, ses bornes sont plantées en pleine montagne qui la séparent des communes mixtes d’El-Milia, de Tababort (Djidjelli) et de Fedj-M’zala. […] Du nord où est la mer, au sud où est la montagne, on trouve d’abord une ligne de dunes élevées et épaisses, puis une sorte de plaine avec des dépressions formant des lacs marécageux, et, enfin, un plateau montant en pente assez douce jusqu’à la montagne.

 

Temps préhistoriques

inscriptions lybiques, Algerie, Jijel, TaherLa partie basse (dunes, plaine marécageuse, plaine sèche, plateaux de faible élévation) a dû être peu peuplée aux époques préhistoriques, à cause de l’insalubrité et des marais. Aussi, les vestiges de l’homme primitif, et notamment les instruments en pierre, y sont-ils rares. Quelques campements ont dû néanmoins s’établir, probablement à titre temporaire, sur le bord des lacs marécageux, soit pour chasser, soit pour pêcher. En effet, j’ai trouvé sur le sol même, sur un plateau, entre deux cuvettes de lacs que l’eau remplissait encore il y a peu de temps (lac des Ouled-Salah et lac de l’Oued-Bokra), au lieu dit Bou-Cherka, à trois kilomètres au nord de Taher, entre le village et la mer, quatre outils préhistoriques. Je ne puis donner la description des deux premiers qui étaient des grattoirs en cliquart (grès dur), les ayant malheureusement égarés. Le troisième qui me reste (fig. 1) est soit aussi un grattoir, soit plutôt une pointe de lance cassée dans la partie pointue. (suite…)

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Hosni Kitouni : «Les attaques du 20 Août 1955 ont radicalisé la guerre»

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Hosni KitouniBien au fait de certaines facettes peu connues de l’histoire de la Révolution algérienne, Hosni Kitouni, fils de l’officier de l’ALN, Abdelmalek Kitouni tombé au champ d’honneur, revient dans cet entretien accordé au Jeune Indépendant, sur les évènements ayant motivé les chefs du Nord constantinois à entreprendre les offensives du 20 août 1955, offensives qui marqueront définitivement une rupture avec la révolution soft.

 Le Jeune Indépendant : L’offensive du 20 août 1955 était-elle une démonstration de force du FLN quant à sa capacité de mener une guérilla ?

 Hosni Kitouni : Il faut rappeler brièvement la situation des insurgés novembristes en cet été 1955. Il y a à peine 9 mois que l’insurrection a été déclenchée dans des circonstances politiquement défavorables au regard des divisions qui minent le mouvement national. L’OS, (l’organisation spéciale) qui devait préparer l’insurrection en rassemblant les armes et en formant des militants, a été laminé par la répression. L’initiative des 22 apparaît dès lors comme une audace extraordinaire. Rien absolument rien ne présumait de sa réussite compte tenu de nombre d’éléments défavorables au sein comme en dehors du mouvement national. (suite…)

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La révolte de Bel-Ahrech contre le Bey Osman de Constantine – (1803)

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Au commencement de la révolte de Bel-Ahrech

Tombeau du Bey Othman, Bey OsmanUn cherif marocain, nommé El-Hadj-Mohammed ben El-Ahrech (1), avait, vers le commencement du siècle, accompagné, en Orient, la grande caravane des pèlerins, dont le commandement lui était échu, de concert avec plusieurs autres personnages, ce qui lui avait valu le titré de Bou-Dali. Parvenus en Egypte, les pèlerins avaient trouvé le pays occupé par l’armée française (campagne de Bonaparte en Egypte) et la plupart d’entre eux s’étaient joints aux champions de la Guerre Sainte contre l’étranger. Notre cherif y acquit un grand renom par son courage et ses prouesses et fut employé par les généraux anglais. Comblé de cadeaux par eux, il reçut notamment, un fusil à trois coups, grande nouveauté pour l’époque, et il devait en tirer un grand parti.

En 1803, il est embarqué, avec une partie de ses compagnons, sur des navires anglais, afin de rentrer en Maghreb ; mais ses protecteurs le déposent, avec quelques-uns de ses hommes à Tunis ou à Bône, et il n’est pas téméraire de penser qu’il était porteur d’une mission, plus ou moins déterminée des officiers anglais. Il vint d’abord incognito à Constantine, afin de se bien renseigner sur les hommes et sur les choses du pays ; puis, il se lança dans les montagnes, atteignit Djidjeli, après avoir sondé le terrain sur sa route, et s’établit dans l’oratoire de Sidi-Zitouni ( Oued Z’hour). (suite…)

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Messaoud SEKFALI : avocat et conseiller municipal de Djidjelli (1937)

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Messaoud SEKFALI, DjidjelliNé en 1896 à Djidjelli (Jijel), mort à Bougie (Bejaia) en mai 1963 ; avocat à Djidjelli, conseiller municipal au titre de la Fédération des élus indigènes du département de Constantine ; en 1937, responsable du Parti Communiste Algérien( PCA) à Djidjelli et membre du Comité fédéral du Congrès musulman ; encore au PCA en 1945.

Frère aîné, Messaoud Sekfali va en premier au collège de Sétif. En 1917 il est maître répétiteur au collège, et bientôt mobilisé. Il est promu aspirant officier au 9e régiment des tirailleurs à Miliana. Après la guerre de 1914-1918, il poursuit des études de droit et s’installe avocat à Djidjelli. Il collabore de façon épisodique en 1927 à L’Impartial (articles : “ A propos de la réforme électorale ” ; et “ L’étudiant algérien ”). Elu conseiller municipal, il est en 1934 assesseur au bureau de la Fédération des élus indigènes du département de Constantine, tout en ayant la citoyenneté française. (suite…)

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Tribune Libre : « À la population musulmane de Djidjelli » – Par : Roula Larbi (1937)

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Nous publions ici, la  « Tribune Libre » de Roula Larbi, dit « Maitre Roula », parue  dans Le Réveil Djidjellien (24 septembre 1937) où il polémiquait avec Messaoud Sekfali, avocat, élu municipal et secrétaire de la cellule du Parti communiste algérien de Djidjelli.

A la population musulmane de Djidjelli

Roula Larbi« Un grave conflit, depuis un an, nous oppose aux ex-pseud-élus. Conflit grave, parce qu’il porte non sur une simple divergence d’idées ou sur une conception différente des intérêts de la cité, mais sur des principes sans lesquels la volonté populaire n’est rien, le suffrage universel n’est rien.

Ce principe démocratique fondamental de la volonté populaire ne souffrira aucune dégradation et sa défense doit être assurée par l’unanimité de la population sans considération de parenté, d’amitié ni de relations.

Cette unanimité. nous l’avons d’ailleurs affirmé l’an dernier. A cette époque. il nous a été donné de constater de visu que des gens, en qui nous avions placé toute notre confiance, nous avaient littéralement abandonnés et sont, chose incroyable et intolérable, entrés en lutte contre nous.

Pour eux, cela s’appelle commettre le péché capital. Pour nous, cela se serait appelé endurer la dictature. Mais, en hommes conscients et dignes, nous leur avons infligé le plus retentissant désaveu, leur portant ainsi sans larder la réplique et l’affront. (suite…)

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Les Beni-Caïd de Jijel – Par. Philippe Marçais

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Beni-caïd, Beni-Khettab, Beni-caïd, Beni-Khettab, Textes arabes de DjidjelliLe territoire des Beni-Caïd s’étend sur un vaste périmètre (1) qui, s’élevant rapidement du rivage vers le mont Mezghitan (2) au Sud-Ouest, le dépasse largement, est borné par la côte à l’Ouest, trouve ses limites avec l’oued Kissir au Sud-Ouest, les Beni Ahmed au Sud, l’oued el-Harch au Sud-Est, et, à l’Est, conflue à la commune de Duquesne et aux fermes de la colonisation européenne. C’est une masse, mais dont le contour est dentelé dans sa partie orientale.

 

 

 

(1) Il compte 6 Km du Nord au Sud, 8 Km d’Est en Ouest dans ses plus grandes dimension.

(2) El-Idrissi en fait mention dans en Itinéraire de Constantine à Bougie :  » De Djidjelli on rend au cap de Mezghitan à Dzair El Affia… » Mezghitane, dans le folklore des Beni Caïd est interprétée comme un nom de femme. Parfois appelé Lalla Mezghitan, le sommet de l’éminence considéré est lieu de pèlerinage des Béni Caïd.

Ces échancrures sont la marque des remaniements, des amputations (1) et des limitations (2) subies à diverses reprises par le pays qaïdi au cours du siècle dernier. (suite…)

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Gigelly, le 14 mai 1839: Extrait du rapport du chef d’escadron De Salles

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De Salles à Valée, extrait du rapport du chef d’escadron de Salles, commandant l’expédition de Gigelly, au maréchal gouverneur général des possessions françaises dans le nord de l’Afrique .

Djidjelli, Jijel, GigeriGigelly, le 14 mai 1839,
Je me suis rendu à Constantine pour faire connaître à M. le lieutenant-général Galbois votre projet d’occuper Gigelly et de menacer en même temps la vallée du Rummel. Après m’avoir donné ses instructions détaillées, il me chargea de diriger les pré paratifs qui se faisaient à Philippeville et de m’entendre avec M.le commandant de la marine à Stora, pour assurer le transport et le débarquement des troupes.

Le 12 mai, à huit heures du matin, l’expédition quitta la rade de Philippeville. Les troupes sous mes ordres se composaient du 1er  bataillon de la légion étrangère, de 20 canonniers et de 50 sapeurs du génie. Le matériel mis à ma disposition consistait en deux pièces de 12 de campagne et deux obusiers de montagne. (suite…)

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Séquestre sur les biens meubles et immeubles de 50 insurgés de diverses tribus du district de DJIDJELLY.

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N. 295. — SÉQUESTRE — Liste nominative de 50 insurgés frappés de séquestre de diverses tribus du district de DJIDJELLY.

Vu l’arrêté du Chef du Pouvoir exécutif du 15 juillet 1871 :

Considérant qu’il résulte d’un étatCheikh Aziz el Haddad fourni par le Général commandant la division de Constantine, que les indigènes du district de Djidjelly ci-après dénommés, ont pris la part la plus active à l’insurrection dans la Kabylie orientale de 1871, soit en excitant les tribus à la révolte, soit en dirigeant les contingents insurgés aux attaques de Djidjeliy, d’El Milia et de Bougie, et en participant avec acharnement à l’incendie et au pillage des fermes et établissements appartenant aux Européens, ou à des indigènes restés fidèles ;

Qu’ils se sont ainsi rendus coupables des actes de rébellion et d’hostilité prévus par l’art 10 de l’ordonnance du 31 décembre 1845 dont il y a lieu, dès lors, de leur faire application:Sur la proposition du Général commandant la division de Constantine ; Vu l’avis de la Commission instituée par notre arrêté du 7 juin 1871 ; Le Conseil de Gouvernement entendu :

ART. ler.Sont frappés de séquestre. partout où ils sont situés et où ils pourront être ultérieurement reconnus en Algérie les biens meubles et immeubles appartenant aux indigènes ci- après désignés : (suite…)

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Planches archéologiques -Djidjelli ( Planche. 9 ),  Alphonse Delamare (1844)

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En 1839. Adolphe A. Delamare, chef d’escadron , fut nommé membre de la commission chargée de l’exploration scientifique de l’Algérie. Dans cette vaste enquête, il mit au service de l’archéologie son talent de dessinateur (2). Il commença ses relevés en 1840 et les continua jusqu’en 1845.

PLANCHE. 9  – (Djidjeli).

Dessin de l’ensemble de la planche, au Louvre.

Exploration scientifique de l'Algerie, A. Delamare, Stéphane Gsell

Vue (en 1844) de la presqu’île où s’élevait Djidjeli, avant le tremblement de terre du mois d’août 1856, qui a détruit la ville. Cette vue a été prise de l’Ouest, au lieu appelé rocher Picouleau.

1.  A l’extrémité de gauche, l’Hôpital, qui a été diminué d’un étage. Plus à droite, le minaret de la mosquée (détruit); une tour carrée (détruite), bâtie par les Gchiois, qui occupèrent Djidjeli depuis la fin du treizième siècle jusqu’au début du seizième; enfin, à l’isthme une caserne (détruite). Dans le fond, de droite à gauche, les embouchures de l’oued Mencha, de l’oued Djendjène, de l’oued el Kébir et le cap Bougaroun (suite…)

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RUINES DE L’OPPIDUM TUCCA, À  MERDJA (El-Djenah)

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Nous donnons ci-dessous la notice de M. le capitaine d’état-major Derrien, sur les ruines d’une position antique d’un grand intérêt, en ce qu’elle jalonne une frontière importante dans  la géographie comparée de l’Afrique septentrionale.

Oppidum Tucca, Djidjelli, Stéphane Gsell« Merdja est située sur la rive gauche de l’oued el-Kebir (Ampsaga), à l’endroit où, avant, de se jeter dans la mer, le fleuve tourne brusquement à l’est, pendant 2 kilomètres au moins, comme vous le verrez sur l’extrait ci-joint.

» Les ruines actuelles présentent quatre pointes de murailles s’avançant dans l’Ampsaga, sur un déve-loppement de 45 m.– Les murs intérieurs sont espacés de 25 m., et la distance de ceux-ci  aux murs extrêmes est de 10 m. 

— Le mur du sud a de plus un  crochet en maçonnerie, à angle droit, de 4 m. de longueur;  l’épaisseur de ce mur est de 0 m. 50. (suite…)

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Les Ketamas – Ibn Khaldoun | قبيلة كتامة – إبن خلدون

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عن كتامة وما كان لهم من العز والظهور على القبائل وكيف تناولوا الملك من أيدي الأغالبة بدعوة الشيعة }

Ketamas, Kotama ,جيجل ,قبيلة كتامةهذا القبيل من قبائل البربر بالمغرب وأشدهم بأسا وقوة وأطولهم باعا في الملك عند نسابة البربر من ولد كتام بن برنس ويقال كتم ونسابة العرب يقولون إنهم من حمير ذكر ذلك ابن الكلبي والطبري وأول ملوكهم فريقش بن صيفي من ملوك التبابعة وهو الذي افتتح إفريقية وبه سميت وقتل ملكها جرجير وسمى البربر بهذا الاسم كما ذكرناه يقال أقام في البربر من حمير صنهاجة وكتامة فهم إلى اليوم فيهم وتشعبوا في المغرب وانبثوا في نواحيه إلا أن جمهورهم كانوا لأول الملة بعد تهييج الردة وطفئت تلك الفتن موطنين بأرياف قسنطينة إلى تخوم بجاية غربا إلى جبل أوراس من ناحية القبلة وكانت بتلك المواطن بلاد مذكورة أكبرها لهم وبين ديارهم ومجالات ثقلهم مثل ابكجان وسطيف وباغاية وبفاس وبلزمه ويتكست وميلة وقسنطينة والسيكرة والقل وجيجل من حدود جبل أوراس إلى سيف البحر ما بين بجاية وبونة

(suite…)

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L’expédition du général de Saint-Arnaud dans les Babors (1851)

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Le général de Saint-Arnaud avait fixé la ville de Milah comme point de réunion du corps expéditionnaire; les troupes rassemblées à la revue qu’il passa le 8 mai 1851, sous les murs de cette place, dans une plaine baignée par le Oued-Rummel, offraient un effectif de plus de 9,000 hommes, compris les cavaliers indigènes envoyés par Bou-Akkas, Ben-Achour, Bou-Rennan et Mohamed-ben-Azzedin, puissants cheiks nos alliés.

Saint-Arnaud dans les Babors, Jijel ,جيجل, Djidjelli (1851) , Elles entrèrent en campagne le 9, par un temps magnifique, et assirent le même jour leur camp sur les bords de l’Oued-Enja. Les contrées qu’elles eurent à franchir furent d’abord une succession de vallées, couvertes quelques-unes de belles cultures et de coteaux opposant trop souvent à leur marche l’obstacle de broussailles épaisses, hautes et parfois très-piquantes. La division atteignit le Fedj-Beïnen sans avoir brûlé une amorce; elle couronna cette hauteur des feux de son bivouac. La dernière partie de la marche avait rencontré, dans les mouvements très-énergiquement accidentés du pays, des obstacles beaucoup plus sérieux que ceux qui s’étaient présentés dans la matinée; on sentait que l’on avait entamé la région des montagnes et que l’on ne tarderait pas à se trouver en présence de l’ennemi. (suite…)

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Les tremblements de terre en Algérie, du 21 août au 15 octobre 1856

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 Analyse des documents recueillis sur les tremblements de terre ressentis en Algérie du 21  août au 15 octobre 1856; par M. H. De Senarmont

Earthquake Djidjelli 1856, tremblement de terre Jijel, جيجل زلزال — Une partie de l’Algérie a éprouvé du 21 août au 5 octobre 1856 des secousses de tremblement de terre violentes et multipliées dont les effets ont été désastreux sur quelques points du territoire.  Notre confrère M. le Maréchal Vaillant, Ministre de la Guerre, a fait recueillir sur ces phénomènes une suite de documents dont il a bien voulu me confier le dépouillement; cette Note en offre le résumé (1), et je me suis rigoureusement borné au rôle tout passif de rapporteur.

• Ces documents sont complètement d’accord sur l’ensemble sans l’être autant dans les détails. Quelques contradictions sont inévitables dans une enquête de ce genre ouverte après coup sur des faits qui n’ont pu être l’objet d’aucune constatation immédiate. Des souvenirs recueillis tardivement à des sources très-diverses ne sauraient être absolument comparables. Il faut remarquer, de plus, que les témoignages n’embrassent pas tous la même période du phénomène. (suite…)

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Sépultures antiques de Djidjelli – C. Duprat (1888)

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SÉPULTURES ANTIQUES DE DJIDJELLI

Ayant été appelé, au mois de juin dernier, à habiter Djidjeli pendant quelques jours, j’ai profité de monséjour dans cette localité pour relever exactement les nombreuses sépultures creusées dans le roc, quiexistent au Nord de cette ville, sur le littoral.

Sépulture antique , Jijel, Djidjelli, DupratJe n’ai jamais lu de description de ces tombeaux, et M. Féraud, dans sa monographie de Djidjeli, n’en fait qu’une simple mention. Cette nécropole mérite cependant mieux, et j’ai pensé être agréable à la Société archéologique de Constantine en faisant à son intention un croquis représentant en plan la disposition et l’orientation de ces sépulcres

Sépulture punique , Jijel, Djidjelli, Duprat

Situation.Entre la vigie et le cimetière français, d’un côté, le cimetière arabe et le mur d’enceinte, de l’autre, s’étend un vaste plateau rocheux présentant une surface plane de la vigie au cimetière arabe, avec inclinaison en pente douce jusqu’à la mer. Le roc est recouvert en partie par des alluvions sablonneuses, et il n’apparaît çà et là qu’en affleurements de surface restreinte, où se trouvent groupées, comme l’indiquent mes croquis, un très-grand nombre de tombes dont je vais donner ci-dessous la description détaillée. (suite…)

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Le pays des Kutamas (Ucutamani) : la dernière retraite du dernier roi Vandale.

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Par: A. BERBRUGGER. Revue africaine , 1862.Ketama, Kotama

M. Féraud , de Constantine, nous transmet la lettre suivante, qui lui est adressée par M. Dolly, ancien chef du Bureau Arabe départemental de Bone :

En lisant, dans le numéro de juillet de la Revue Africaine, votre intéressant article sur les mœurs en Kabylie orientale, je vois, en note, page 274, que:

« Chez les habitants de la Kabilie orientale, on ne rencontre pas, comme chez ceux de la confédération des Zouaoua, de ces grands et populeux villages, aux maisons solidement: construites, blanches et recouvertes en tuiles, qui dénotent un certain bien-être. Depuis le versant oriental du Bàbor et jusqu’à l’Edoug près de Bône; on ne voit généralement que de pauvres cahutes en clayonnages ou en  torchis, recouvertes en Dis ou en Liège, dans lesquelles gens et animaux logent pêle-mêle . Les demeures de quelques richards font seules exception à cette situation générale. » 

«Il est bien probable que c’est ce pays, sauvage, et non l’Edoug, qui correspond au mont Pappua où le dernier roi Vandale, Gelimer, se réfugia momentanément après les victoires de Bélisaire».(L. FÉRAUD)

«Je ne vous ferai point ici de la vaine érudition, en copiant les textes et les commentaires qui s’accordent à circonscrire cet événement entre Hippone et le cap de Fer. Je me bornerai à vous faire part des observations que j’ai recueillies, moi-même, lors de mes fréquentes courses dans l’Edough. (suite…)

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Le Rachidi (1911 -1914) : le journal de Jijel

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Le Rachidi

Le Rachidi est l’œuvre d’un groupe de cinq personnes, ayant 34 ans de moyenne d’âge, note Abderahim Sekfali, appuyé par quelques «indigénophiles».

Le Rachidi, le journal jijel, HadjamarLes liens politiques et familiaux ont contribué à consolider le groupe composé de trois intellectuels, Abdelaziz Abdelaziz, Badri Ferhat et Fergani Boudjemaâ, dit Bachir, et de deux commerçants, Benkhellaf Abderahmane, dit Ahcène, et Hadjamar Mohamed, dit Hamou. Ce dernier est considéré comme le plus illustre. Il a été un proche de l’Emir Khaled, et a même dirigé l’Ikdam-Rachidi après la fusion des deux titres. Avec ce noyau, on retrouvera aussi les trois instituteurs, les frères Kiniouar, Mohamed et Ferhat et Bouguessa Kacem.

Mohamed Hadjamar Se présentant comme un organe indépendant d’union franco-musulmane et des intérêts djidjelliens dans sa période allant du 6 janvier 1911 au 26 janvier 1912, il s’intitulera, depuis cette dernière date et jusqu’à son dernier numéro (13 novembre 1914), Organe des intérêts indigènes et d’union franco-musulmane.

Paraissant le vendredi, le journal est tiré sur  quatre pages. L’étude des thèmes développés dans Le Rachidi, faite par Abderahim Sekfali, montre la prédominance des questions liées à l’enseignement des indigènes et aux réformes politiques. (suite…)

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Histoire de Aroudj et Kheir Eddine Barberousse

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Aroudj khair eddine Barberousse, BarbarossaAprès avoir croisé au large des côtes d’Espagne  , Aroudj et Khaïr-ed-din sortirent de la Goulette (Tunis) avec sept vaisseaux bien armés pour tenter de nouvelles entreprises. Aroudj avait toujours à cœur la conquête de Bégiajé (Béjaia) ; il engagea Khaïr- ed-din à s’approcher des cotes du royaume d’Alger pour voir s’il ne lui serait pas possible de délivrer Bégiajé des mains des chrétiens.
Ils vinrent mouiller aux écueils
qui sont à l’ouest de Gigel (1). Un bateau pêcheur qu’ils y trouvèrent , leur apprit que les Gênois s’étaient emparés depuis peu de Gigel , et y avaient bâti un château. Le zèle qui les enflammait pour la religion, leur inspira le désir d’arracher leurs frères à la tyrannie des chrétiens; et par le moyen de ces mêmes pêcheurs, ils écrivirent aux principaux habitants de Gigel qu’ils se tinssent prêts à se joindre à eux lorsqu’ils seraient en mesure d’attaquer le château que les Gênois avaient bâti dans leur ville.
Ayant donc disposé immédiatement quelques pièces d’artillerie pour battre la place en ruine, ils s’approchèrent de la plage voisine où ils opérèrent leur descente , et ne laissèrent dans leurs navires que le monde nécessaire pour les garder(2). (suite…)

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Crâne Ibéromaurusien de la grotte de Taza (Jijel)

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Crâne Ibéromaurusien de la grotte de TazaLes fouilles systématiques, menées dans la grotte de Taza I, ont permis de recueillir un abondant matériel archéologique ainsi que des restes humains.

Plusieurs restes osseux attribués à des individus juvéniles ont été retrouvés dans le niveau ibéromaurusien. Le crâne le plus complet appartient à une femme adulte. D’une capacité crânienne de 1225cm3, les traits de la face et du crâne sont moins accusés que ceux rencontrés habituellement chez les populations ibéromaurusiennes.

En Afrique du Nord, l’épipaléolithique se substitue en partie au Paléolithique supérieur européen et s’étend de 28.000 à 7.000 ans environ. En Algérie les hommes étaient des Homo sapiens donc des ancêtres directs des Hommes modernes. A l’épipaléolithique maghrébin, issus d’un type atérien antérieur, 2 types humains dits «Mechtoïdes » se reconnaissent, l’Ibéromaurusien,(2) qui est composé en grande partie de sapiens à l’aspect « cromagnoïde, » semblables à ceux d’Europe, au Nord de la Méditerranée, tel le crâne de Taza1 et le Capsien, anthropologiquement différent et considéré comme Proto-Méditerranéen. (suite…)

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Les grottes préhistoriques de Taza, une recherche très prometteuse

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Les grottes préhistoriques de Taza sont situées sur la route nationale reliant les villes de Bejaia et Jijel.

Grotte de Taza, JijelLes grottes de Taza I, II et III sont proches l’une de l’autre, alors que la grotte de Taza IV se trouve à plusieurs mètres à l’est. L’abri sous roche des Aftis, renfermant également des restes préhistoriques, est situé au pied d’une falaise rocheuse à 300 mètres en retrait de la route nationale.

Taza I, de 1926 à 1983

La grotte de Taza I, anciennement grotte de la Madeleine, fut découverte en 1926 par le Professeur C. Arambourg (1934) et ses collègues suite à une prospection archéologique de la région est de Bejaia. Des restes archéologiques furent récoltés et assignés au Paléolithique supérieur. Dans le but d’étudier le développement de la culture ibéromaurusienne, C. Brahimi (1971) effectua un sondage d’un mètre de profondeur dans les dépôts supérieurs, et conclut à une évolution buissonnante de l’industrie ibéromaurusienne. En 1983, Mohamed Medig initia de nouvelles recherches dans la grotte de Taza I. (suite…)

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Les grottes paléolithiques de Taza -Jijel

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Les grottes paléolithiques de Taza

grottes paléolithiques de Taza, Jijel, DjidjelliLes fouilles minutieuses menées dans une grotte de la région de Taza (Jijel), sur le littoral de l’Algérie, ont révélés des informations inédites sur le mode de vie de ses habitants voici plus de 16 000 ans. Par Mohamed Medig, Djillali Hadjouis, Mohamed Sahnouni, Abdelkader Derradji et Robert Sala.

Depuis 1987 une équipe d’archéologues de l’Université d’Alger, en collaboration avec des collègues étrangers, conduit des recherches archéologiques systématiques dans la région de Taza (Wilaya de Jijel, Algérie). Les investigations consistent principalement en des fouilles dans la grotte de Taza I et des prospections des grottes préhistoriques limitrophes.

grottes paléolithiques de Taza, Jijel, DjidjelliLes fouilles systématiques, menées dans la grotte de Taza I, ont permis de recueillir un abondant matériel archéologique dans deux niveaux stratigraphiques distincts. Le niveau inférieur renferme une industrie lithique de type Paléolithique moyen et quelques ossements de mammifères. Le niveau supérieur a livré une impressionnante quantité d’objets archéologiques en très bonnes conditions de conservation, comprenant des restes lithiques et fauniques, des traces de feu et un crâne humain isolé presque complet. En se basant sur son contenu archéologique, la couche supérieure est rapportée à l’Ibéromaurusien. (suite…)

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Séquestre sur les biens de Braham ben Bou Soufa – Tribu Ouled-M’hemed

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Séquestre.Etat des immeubles séquestrés sur Braham ben Bou Soufa, cultivateur aux Ouled-M’hemed, caïdat d’El-Aouana, cercle de Djidjelli.

Braham Boussoufa

Considérant que le prévenu Braham ben Bousoufa a pris part activement à l’insurrection de 1871, et  en exécution de l’ arrêté nominatif du Gouverneur  général, du 1er décembre 1871, l’administration des Domaines, a pris possession des immeubles appartenant à l’indigène sus-nommé, situés dans la tribu des Ouled-M’hamed, Ferka-Am-Mezouren, dont la désignation suit: (suite…)

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Igilgilli : Période romaine

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Gigelli, Djidjelli, JijelDes traces de la domination romaine subsistent encore sur l’emplacement occupé par Gigelli, et quelques faits remarquables se rattachent à cette époque. Ainsi, des restes de la voie conduisant à Bougie et à Setif (Saldae et Silifis), s’aperçoivent le long du mamelon St-Ferdinand, prenant la direction des Beni-Kaïd.

Ces traces sont, il est vrai, peu nombreuses et ne s’étendent pas très loin ; mais tout fait supposer qu’elles ont été recouvertes assez promptement par les sables de la plage que les vents du nord ouest chassent, tous les ans, plus loin dans l’intérieur des terres.

L’histoire nous apprend que deux autres voies romaines, conduisant à Conslanline et à Bône (Cirta el Hippone), partaient d’Igilgili.  On a retrouvé aussi des restes de jetée sur la partie est de la rade actuelle; (suite…)

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