Tremblement de terre à Djidjelli, 1856, photographies inédites.

Tremblement de terre, Jijel, Djidjelli 1856Le 21 aout 1856, l’un des plus forts séismes jamais ressenti sur les côtes d’Afrique du Nord ruine la presque totalité de la ville de Djidjelli (aujourd’hui Jijel) au nord-ouest d’Alger. Aucune archive photographique n’avait été retrouvée pour témoigner de cet épisode jusqu’à l’apparition sur le marché de l’art d’un ensemble de quarante-trois tirages photographiques, réalisés entre janvier 1856 et 1857, acquis par le musée de l’Armée en 2015.

Ce corpus anonyme rapporte l’évolution architecturale de la ville et le rôle assumé par le génie militaire dans sa reconstruction.

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Octobre 1664, la défaite de Louis XIV à Jijel en Algérie.

Roi soleil, Louis XIV, Gigeri 1664Sur ordre du jeune roi de France Louis XIV, un corps expéditionnaire de 6 500 hommes appareille de Toulon le 2 juillet 1664. Trois semaines plus tard, il mouille devant Jijel (ou Djidjelli), Algérie. Il a pour mission d’occuper le littoral afin de mettre fin au piratage exercé par les Barbaresques des régences d’Alger, Tunis et Tripoli, avec la complaisance de leur suzerain ottoman. En réalité, Louis XVI a besoin de briller.

De nombreux historiens ont ignoré cette première tentative de conquête de l’Algérie par la France. En 1661, le jeune roi n’a que 22 ans et la mort de Mazarin lui permet de gouverner. Encouragé par Colbert, il rêve d’un coup d’éclat militaire. Qui frapper ? Pas les Espagnols, avec qui il vient de signer le traité des Pyrénées, pas l’Angleterre, son alliée. Faute de mieux, il menace le pape, mais celui-ci se couche au premier avertissement. Alors, qui combattre?

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La Charte des Ouled-Athia, Beni Ferguen (El-Milia, Oued Zhour, Collo)

Avant leur soumission à l’autorité française, les Ouled-Athia étaient administrés, par des chefs qu’ils choisissaient eux-mêmes. Chaque fraction avait un cheikh qui infligeait des peines d’après des coutumes ou des règlements arrêtés d’un commun accord entre les membres de la fraction. Voici un spécimen de ces règlements, conservé par la famille de Salah ben Sad ben Djamâ qui a été pendant longtemps caïd des Ouled-Athia.

Le texte en a été scrupuleusement reproduit d’après l’original.

Charte, Jijel, Djidjelli

La ville de Collo avait déjà fait alors sa soumission : les troupes françaises avaient eu, l’année précédente (18 avril 1843), un engagement sérieux avec les montagnards parmi lesquels se trouvaient au premier rang les Ouled-Athia; mais elles ne pénétrèrent sur le territoire de cette tribu, à l’ouest du Goufi, que plusieurs années après (juin 185).

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Zouadj el- Djedi زواج الجدي et zouadj el-Ma’at’ia زواج المعطية

Avant la création de nos circonscriptions judiciaires, c’est-à-dire l’installation de kadis dans les tribus, les habitants de la Kabilie orientale se mariaient selon la Âda ou coutume de leurs ancêtres. Ces mariages étaient de deux sortes :

  1. Pour le Zouadj el-Djedi, le mariage au chevreau, on égorgeait un chevreau comme pour sceller les conditions acceptées par les familles (1). Le mari s’engageait à payer au père de sa femme une dot dont la quantité variait entre 70 à 90 bacetta (175 à 225 fr.)  Bien souvent il ne possédait point cette somme, mais il comptait sur ses amis pour la réaliser. En effet, au jour indiqué pour la noce, tous les amis accouraient, suivis de leurs femmes et de leurs enfants, chacun apportant son offrande pour le nouveau couple. Les teboul et les zerna (tambourins, clarinettes) retentissaient, et quelques guerriers de la troupe, leur fusil à la main, dansaient ou plutôt exécutaient toutes sortes de gambades en chantant et faisant parler la poudre.
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La Charte ( Kanoun) de la Djemâa en Kabylie orientale.

Le 15 juin 1860, la colonne expéditionnaire de la Kabylie orientale pénétrait au coeur du pays des Béni Khettab, principaux instigateurs de la révolte qui avait éclaté et établissait son camp sur le Djebel Tafortas, le chauve, dont la cîme (1251 mètres) marque en effet le commencement de la zone où la végétation ne peut atteindre..

Le 19 juin, une colonne légère de quelques bataillons sans sacs poussait une reconnaissance vers le pic de Sidï-Mârouf où, assurait-on, les rebelles s’étaient retirés avec leurs familles et leurs troupeaux.

Charte El-Milia, Djidjelli, Jijel

Le Sidi Maârouf est un immense rocher aride, plein d’anfractuosités, surmonte de plusieurs dentelures aux formes bizarres que nos troupiers, dans leur langue pittoresque, ont baptisé dû nom de: Cornes du diable, Il se détache de tous côtés par des ravins, des précipices et des abîmes d’une profondeur prodigieuse, qui se perdent sur les bords de l’oued Haïa, affluent de l’oued,el-Kebir.— il.n’est relié au système du djebel Bou-Touïl, dont le Tafortas est le point culminant, que par un col rocailleux très étroit.

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Messaoud SEKFALI : avocat et conseiller municipal de Djidjelli (1937)

Messaoud SEKFALI, DjidjelliNé en 1896 à Djidjelli (Jijel), mort à Bougie (Bejaia) en mai 1963 ; avocat à Djidjelli, conseiller municipal au titre de la Fédération des élus indigènes du département de Constantine ; en 1937, responsable du Parti Communiste Algérien( PCA) à Djidjelli et membre du Comité fédéral du Congrès musulman ; encore au PCA en 1945.

Frère aîné, Messaoud Sekfali va en premier au collège de Sétif. En 1917 il est maître répétiteur au collège, et bientôt mobilisé. Il est promu aspirant officier au 9e régiment des tirailleurs à Miliana. Après la guerre de 1914-1918, il poursuit des études de droit et s’installe avocat à Djidjelli. Il collabore de façon épisodique en 1927 à L’Impartial (articles : “ A propos de la réforme électorale ” ; et “ L’étudiant algérien ”). Elu conseiller municipal, il est en 1934 assesseur au bureau de la Fédération des élus indigènes du département de Constantine, tout en ayant la citoyenneté française.

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Tribune Libre : « À la population musulmane de Djidjelli » – Par : Roula Larbi (1937)

Nous publions ici, la  « Tribune Libre » de Roula Larbi, dit « Maitre Roula », parue  dans Le Réveil Djidjellien (24 septembre 1937) où il polémiquait avec Messaoud Sekfali, avocat, élu municipal et secrétaire de la cellule du Parti communiste algérien de Djidjelli.

A la population musulmane de Djidjelli

Roula Larbi« Un grave conflit, depuis un an, nous oppose aux ex-pseud-élus. Conflit grave, parce qu’il porte non sur une simple divergence d’idées ou sur une conception différente des intérêts de la cité, mais sur des principes sans lesquels la volonté populaire n’est rien, le suffrage universel n’est rien.

Ce principe démocratique fondamental de la volonté populaire ne souffrira aucune dégradation et sa défense doit être assurée par l’unanimité de la population sans considération de parenté, d’amitié ni de relations.

Cette unanimité. nous l’avons d’ailleurs affirmé l’an dernier. A cette époque. il nous a été donné de constater de visu que des gens, en qui nous avions placé toute notre confiance, nous avaient littéralement abandonnés et sont, chose incroyable et intolérable, entrés en lutte contre nous.

Pour eux, cela s’appelle commettre le péché capital. Pour nous, cela se serait appelé endurer la dictature. Mais, en hommes conscients et dignes, nous leur avons infligé le plus retentissant désaveu, leur portant ainsi sans larder la réplique et l’affront.

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Mémoires d’un massacre : Beni-Oudjehane (El Ancer), 11 mai 1956

Le Massacre d’Oudjehane مجزرة بني وجهان بالعنصرLe 8 mai 1956, du côté d’El-Milia, dans le Nord- Constantinois, une section de l’ALN s’attaque à une unité de l’armée coloniale sans faire de victime. Le 11 mai, jour de l’Aïd es-Seghir, l’armée coloniale procède à un ratissage auquel prendra  part le 4e BCP stationné à El-Ancer (Jijel). Une jeune fille de Beni Oudjehane qui se dirigeait vers la source d’eau, est harcelée par un militaire qui, cherchant à abuser d’elle, s’est isolé de ses collègues.

Les cris de l’enfant alertent le père qui se précipite pour sauver sa fille des griffes de la bête. S’ensuit une rixe entre lui et le soldat. Les collègues de ce dernier rappliquent et tirent  à bout portant sur le père. Ce dernier est mortellement touché, mais une balle de la rafale touche aussi le soldat. Les faits seront maquillés par le capitaine commandant le 4e BCP en une attaque menée par les villageois contre la patrouille. Ce jour-là, tous les hommes du hameau d’Oudjehane présents dans le douar, dont des enfants, seront froidement exécutés. Le bilan officiel est de 79 morts pour une population de 300 personnes. Pour haut fait d’armes, le capitaine commandant le 4e BCP est décoré de la croix de la valeur militaire !

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Hosni Kitouni : Retour sur l’histoire d’El Hocine Moula Chekfa

Ce samedi après-midi (04 mai 2015 ), la salle de conférences était bien pleine de monde venu écouterMohamed Ben Fiala, Moulay chekfa Hosni Kitouni, invité par l’association des gloires du passé et du patrimoine de la wilaya de Jijel qui a organisé cette rencontre en collaboration avec l’APC de Chekfa. Le thème retenu parlait d’un illustre «rebelle» de cette région de Chekfa, en la personne d’El Hocine Moula Chekfa, qui a mené en compagnie de son cousin Mohamed Ben Fiala une insurrection en 1871 dans la Kabylie orientale (qui va de Ziama Mansouriah aux mont de l’Edough). Avant d’entrer dans le vif du sujet, le conférencier, qui a consigné ses travaux dans un livre1, est revenu sur l’histoire de la région de Jijel, cette Kabylie orientale, la terre des kabaïles El Hadra (en référence à la civilisation et l’urbanité), berbères arabisés par opposition, a-t-il précisé, aux kabaile Ennighass (Grande Kabylie), réputés totalement berbérophones.

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Siège du Bordj d’El-Milia (14 Février 1871) – Par : Georges Gasc

SIÈGE DU BORDJ D’EL-MILIA
(Journal de Georges Gasc,  le 25 lévrier 1871)

Le Marché El-Milia MarchéDepuis le mardi 14 février, nous sommes assiégés dans le Bordj par les tribus révoltées. Nous attendons sans cesse l’arrivée d’une colonne qui doit nous délivrer, car nous sommes trop peu nombreux pour sortir et venir à bout des insurgés: nous nous défendons dans nos positions; et je puis vous jurer qu’ici on ne capitule pas !
[…] Les causes de l’insurrection sont, cette fois, la vieille haine de race toujours profonde chez les Arabes.

Les marabouts leur ont prêché la guerre sainte, leur affirmant qu’il n’y avait plus de Français et qu’ils viendraient facilement à bout des quelques moucherons d’El-Milia.

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Séquestre sur les biens de Saïd ben Younès, ancien caïd des Beni-Caïd

ARRÊTÉ. Séquestre sur les biens de Saïd ben Younès, ancien caïd des Beni-Caïd, compromis dans l’insurrection de 1871.

Sequestre insurrection 1871, Djidjelli

N. 221. – SÉQUESTRE. — Etat des immeubles séquestrés sur Saïd ben Younès, cultivateur, ancien caïd des Beni-Caïd, et situés dans la fraction des Ouldja, tribu des Beni-Caïd, district de Djidjelli.
– En exécution de l’arrêté de M. le Gouverneur général, du 1er décembre 1871, inséré au Moniteur de l’Algérie du 3 du même mois, l’administration des Domaines a pris possession des immeubles dont suit la désignation appartenant à, l’indigène sus-nommé.

  • Une maisonnette en pierres, couverte en tuiles, avec son emplacement d’une contenance de 08 c.
  • Un gourbi recouvert en chaume, avec son emplacement et le terrain qui l’entoure, d’une contenance de 5 a. Ces deux immeubles sont situés au lieu dit Bled-Tahar.
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Liste des officiers et volontaires blessés ou tués en la descente faite à Gigeri (1664)

C’est à la courtoisie de M. le marquis de Courcival que nous devons ce curieux document. Il l’a retrouvé dans les manuscrits de Conrart, conservés à la bibliothèque de l’Arsenal , en y faisant des recherches sur sa famille , dont plusieurs membres étaient de l’expédition du duc de Beaufort contre Djidjel.

 Aout 1664. — Copie de la relation envoyée à M. le Duc de Mercoeur par l’écrivain de la barque du patron Charles-Estienne de Marseille.Djidjelli 1664, Gigeri

L’armée arriva au port de Mahon , le huit du mois passé, puis elle joignit les galères de S. M. et celles de Malte. —Le 17 on fit voile vers la côte de Barbarie où elle fut, le 20, ayant mouillé devant Bougie et essuyé quelques volées de canon des forts. Le 20 toute l’armée ayant remis à la voile avec un temps assez favorable, côtoya jusques à Gigery où les galères ayant remorqué les navires tout se trouve à 6 heures du matin du 23 au devant de cette place et du fort.

On en tira cinq ou six coups de canon qui n’empêchèrent point le débarquement des troupes portées en même temps à terre par toutes les chaloupes de l’armée avec tant de diligence qu’à dix heures du même matin elles attaquèrent la place avec vigueur.

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Séquestre sur les biens de Hocine Moulay Chekfa

ARRÊTÉ. qui frappe de séquestre les biens de toute nature des indigènes compromis dans l’insurrection de 1871.

Sequestre insurrection 1871 Djidjelli, Moulay Chekfa

Séquestre. – État des immeubles séquestrés sur les sieurs :
Si El Houssin ben Si Ahmed ben Cherif Moulay Chekfa ;
– Si Belkassem ben Si Ahmed ben Cherif Moulay Chekfa ;
– Si Amer ben Si Ahmed ben Cherif Moulay Chekfa, indigènes de la tribu des Beni-Ider, district de Djidjelli.

En exécution de l’arrêté de M. le Gouverneur général. du 1″ décembre 1871, inséré au Moniteur de l’Algérie du 3 du même mois, n° 287, l’administration des Domaines a pris possession de parts et portions indivises appartenant aux indigènes sus-nommés dans les immeubles dont suit la désignation

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Première tentative d’établissement des français en Algérie -Jijel (1664).

Récit très véritable de ce qui s’est passé à Gigery en 1664.

– Relation de M. de Castellan datée de Gigery du 25 octobre 1665.Djidjelli, Jijel, Gigeri, Gigery
– Deuxième relation de M. de Castellan après son retour de Gigery.
– Relation faite au roy par le comte de Gadagne.
– Les cinq cents de Colbert. T.121,122, 123.
– Les archives de la marine, campagnes : T. II.

Au XVII siècle, notre marine marchande était, dans la Méditerranée, l’objet d’attaques incessantes de la part des pirates d’Alger et de Tunis. Ces hardis forbans venaient jusque dans les eaux de la France, faire d’audacieux coups de mains et, grâce à la légèreté de leurs navires, ils échappaient presque toujours à nos poursuites. Les croisières faites, chaque année, sur les côtes barbaresques n’avaient que des résultats sans importance; la présence d’une escadre française interrompait leurs courses pendant quelques jours; mais les corsaires reprenaient hardiment la mer, dès que les vaisseaux du Roi avaient disparu à l’horizon.

Le cardinal Mazarin (1) ayant donné à la France la tranquillité à l’intérieur et la paix à l’extérieur, se préoccupa d’assurer d’une manière efficace la sécurité de notre commerce maritime. Il résolut d’aller fonder sur la côte d’Afrique un établissement militaire important.

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Expédition du duc de Beaufort contre Djidjelli (1664), Par Ernest Watbled

Djidjelli, Jijel, Gigeri 1664Au mois de juillet 1662, les Êchevins et Députés du commerce de Marseille, ayant adressé à Louis XIV une supplique pour lui demander l’extermination des corsaires barbaresques, qui leur causaient les plus grands dommages (1), Sa Majesté donna l’ordre de tenir à la mer, tous les étés, dans l’Océan el la Méditerranée, 12 galères et 20 vaisseaux, destinés à escorter les bâtiments français trafiquant avec le Levant (2); les capitaines reçurent les instructions les plus énergiques pour courir sus aux corsaires et les combattre à outrance (1).

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Roula Larbi, le « maitre Roula » père du nationalisme à Jijel.

Roula Larbi, Maitre RoulaCe jijellien traverse l’Histoire avec discrétion. Il reste méconnu non seulement en Algérie, mais aussi à Jijel, sa ville natale. Pourtant, cet irréductible rebelle n’a cessé, de 1930 à l’indépendance, de faire parler de lui. Il est à la fois inclassable et insaisissable. Son parcours politique est à la fois riche et dramatique…

Il milite tour à tour à côté des Elus Musulmans du Constantinois, des syndicalistes cégétistes, des nationalistes PPA, des Oulémas réformistes et parfois il agit seul, à cause des querelles incessantes entre les partis nationalistes. A plusieurs reprises, il dénonce la mésentente et les disputes entre le MTLD et l’UDMA en leur rappelant leur devoir de créer un seul et unique mouvement pour mieux combattre leur ennemi commun : le colonialisme. Les militants PPA-MTLD et les futurs militants FLN/ALN de la région lui doivent le meilleur de leur inspiration et une éternelle reconnaissance. La masse importante d’archives seule est d’accord sur son parcours : il est révolutionnaire et très en avance sur son temps…

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DAKHLI Mokhtar dit « EL-BARAKA »

DAKHLI Mokhtar, El-BarakaDakhli Mokhtar dit « EL-BARAKA », est né le 02/12/1929 à Chekfa ( Taher). Militant du PPA (1945 – 1954), responsable de zone à 28 ans, il a livré à l’ennemi de nombreuses batailles qui firent de lui, et font toujours, un héros dont le souvenir demeure vivace dans les esprits de ceux qui ont vécu cette époque. Il est tombé au champ d’honneur au cours de la célèbre bataille de Dar Saddam le 19 septembre 1957.

Extrait du Livre :  Qu’elle était belle la révolution !
Auteur : Ali BOUDJEDIR

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El-Houssine-Ben Ahmed Moulaï-Chekfa

Au XVIIe siècle, un taleb, Marocain et chérif, Sidi-Mohammed-el-Abid, arriva sur une barque, chekfa, s’échouer à l’embouchure de l’Oued-el-Kébir, chez les Ouled-Chebel des Beni-Hbibi. — (La tradition dit aussi qu’il arriva sur une natte lui servant de barque.) Sur ce point, il fonda une mosquée où est encore son tombeau. Ce chérif, seigneur de la barque, Moulai chekfa, fut l’ancêtre d’une famille, qui, plus tard, se fixa aux O. Amor des Beni-Ideur.

Un de ses descendants, Sidi-Abdallah, remit la barque à flot pour aller à Alger combattre les infidèles lors de l’expédition d’O’Reilly (1775) ; son intervention miraculeuse entraîna, — selon la légende, — l’échec des Espagnols. A son retour, il fut comblé d’honneurs par les Turcs, et sa zaouïa devint un lieu d’asile célèbre, où se réfugièrent des beys et de hauts personnages en disgrâce.

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La résistance de Moulay El Chekfa – 1871

La résistance menée par Moulay El Chekfa est considérée comme l’un des maillons du combat mené contre le colonialisme français et sa politique en Algérie, basée sur la répression et l’injustice. Cette politique avait engendré une réaction très violente de la part du peuple algérien concrétisée par les résistances, les révoltes et les insurrections qui avaient marqué la période du dix neuvième siècle parmi lesquelles la résistance de Moulay El Chekfa (1871) dans la région de Jijel et ses environs.

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L’insurrection de 1871: La révolte des Ouled-Aïdoun (El Milia)

Par: LOUIS RINN

[…] Il y avait eu, en effet, le 14 février 1871, à vingt lieues en aval de Constantine, une prise d’armes plus dangereuse que celle de Souq-Ahras, en ce sens que, cette fois, c’était une tribu entière qui s’était soulevée et était venue bloquer un fort français. A cette nouvelle, le général Lallemand avait quitté Alger et était arrivé à Constantine pour se rendre mieux compte de la situation.

..A vrai dire, il n’y avait eu ni mot d’ordre d’un chef politique ou religieux, ni revendication sociale, ni protestation contre un acte quelconque de l’autorité locale : l’explosion avait eu lieu subitement, sans cause connue; et c’était cet inconnu qui inquiétait le plus… »
[…] notre action directe sur ces tribus ne s’exerçait que depuis 1860, année où on avait construit le bordj d’El-Milia afin d’y installer un bureau arabe annexe chargé de surveiller les tribus des Ouled-Aïdoun, Mchate, Beni-Tlilène, Beni-Khetab et O. Aouat.

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Découverte d’une mosaïque lors de travaux de construction d’une maison à Jijel

Elle se situe entre le 2e et le 3e siècle de notre ère
Découverte d’une mosaïque lors de travaux de construction d’une maison à Jijel

Mosaïque romaine Jijel , فسيفساء رومانية جيجلUn citoyen a découvert une mosaïque datant du 2ème ou 3ème siècle lors de travaux de construction dans sa maison, dans le centre-ville de Jijel, a indiqué mercredi le directeur de wilaya de la Culture et des Arts, Mohamed Cherif Bouhali.
Les travaux de creusage engagés après la démolition d’une ancienne construction ont permis d’exhumer cette mosaïque, a précisé à l’APS le responsable.

Une équipe spécialisée du service du patrimoine de la direction de la Culture a été immédiatement dépêchée sur les lieux pour examiner la mosaïque, a-t-il ajouté, poursuivant que la première mesure a été la suspension des travaux jusqu’à l’accomplissement des procédures réglementaires en vigueur.

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Rex gentis Ucutuma(niorum) : Nouvelle lecture,  par  Gabriel Camps .

La répartition des dolmens en Algérie et Tunisie, nous l’avons vu, confirme les données de la carte des inscriptions. Comme les inscriptions libyques, qui se pressent en Algérie orientale, les dolmens sont concentrés dans des zones privilégiées situées au voisinage de Constantine et en Tunisie centrale. Pour le phénomène mégalithique, comme pour d’autres faits culturel que nous avons cartographiés, le cours de l’Oued el-Kébir / Oued Enja agit donc comme une frontière plus ou moins précise mais d’une durée remarquable.

Je crois fermement que la solidité de cette frontière à travers les siècles est liée à la permanence de tribus montagnardes puissantes comme les Bavares et dans la même région des Babors, celle des Ketama, dont on retrouve sporadiquement la mention jusqu’à l’époque fatimite.

La plus ancienne citation est peut-être une inscription bilingue latino-punique de Guelaat bou-Sba, dans laquelle Levi della Vida croit pouvoir lire l’ethnique Ketam. Ptolémée situe les Koidamousii sur la rive gauche de l’Amsaga (Oued el-Kébir), la Notice de 484 cite, en Maurétanie Sitifienne, un évêché Cedamusensis.

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Les Ketamas (les Ucutumani).

Les plus anciens habitants de la Kabilie orientale auraient été les Khitones, qui, au dire de Ptolémée, habitaient à l’embouchure de l’Amsaga. Assujettis tour à tour aux Massesyliens et aux Maures d’occident, ces peuples tombèrent ensuite sous la domination romaine. L’invasion gélulienne du deuxième siècle mit fin à leur existence, et ils furent remplacés dans leurs demeures par les Gédalousiens, venus du désert et qui s’établirent sur la côte autour d’Igilgili.

La tribu porta le nom de « Ukutamanorum » sous les Romains, puis de « Ucutamani » sous les Byzantins et de « Kutama » sous les Arabes.

 

Lors de la décadence de l’empire, les Babares ou Sababares, que Plolémée avait connus dans le désert, se mirent, à leur tour, en mouvement et se jetèrent sur le Tell. Les Babares s’établirent dans la Kabilie orientale et ont conservé jusqu’à nos jours leur nom (Babor), leurs moeurs et leur caractère indépendant.

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Lettres du maréchal de St-Arnaud, Djidjelli (1839).

A M. LEROY DE SAINT- ARNAUD, AVOCAT A PARIS.
Djidjelli, le 14 mai 1839.

 

Nous sommes à Djidjelli, frère, entrés sans coup férir, sans brûler une amorce, et après un débarquement des plus maladroits car si nous avions trouvé de la résistance nous nous serions fait abîmer. Les barques de débarquement ont touché et sont restées engravées sous le feu de la place. Ennuyé de cette ridicule position, je me suis jeté à la nage avec ma compagnie , nous avons marché quelques toises dans l’eau, et avons pris possession de la ville.

A peine à Djidjelli, j’ai été dirigé en avant de la ville à environ un quart de lieue pour prendre position sur une ligne de monticules. J’y ai été reçu par une belle et bonne fusillade qui nous a tué quelques hommes. J’ai de suite fait faire des petits parapets en pierre sèche, en terre et en feuilles de figuier pour mettre les hommes à l’abri. Toute la journée nous avons tiraillé et canonné.

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L’expédition de 1664, désastreuse retraite (Charles Féraud).

Cette désastreuse retraite coûta quatorze cents hommes, trente pièces de canon de fonte, quinze de fer, et plus de cinquante mortiers.Djidjelli, Jijel, Gigeri 1664
Lors de notre débarquement à Gigelli, en 1839, nous avons retrouvé plusieurs de ces canons (de l’expédition de 1664, ndlr) couchés et abandonnés sur la plage; on les a ramassés et déposés dans un magasin de l’artillerie, où on peut les voir à côté d’autres débris de ferraille, de boulets et de fragments de cuirasse, n’ayant d’autre valeur que celle qui se rattache à leur provenance.
Et à ce propos, nous devons ajouter que, par les objets mêmes de cette époque conservés par les indigènes, nous pouvons nous rendre à peu près compte du nombre d’ennemis que Gadagne eut sur les bras. En effet, l’annonce d’un débarquement des chrétiens et l’appel à la défense du territoire durent attirer, devant Gigelli, les contingents de tout le massif des montagnes qui s’étendent de Bône à Bougie.

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Correspondance du maréchal Valée: de Galbois au Ministre de la Guerre.

De Galbois au Ministre de la Guerre,
(Moniteur 4 juin 1840)

Constantine…

Le 22 avril, quelques habitants de Gigelly se rendirent au marché de Béni Ahmed pour acheter des boeufs et des moutons au compte de l’administration des vivres, A leur retour, ils furent complètement dépouillés par les Kabyles de Béni Moussah et de Ouled Meddini.

Le lieutenant-colonel Picouleau, commandant supérieur, ayant fait réclamer, le lendemain, le bétail volé n’obtint qu’un déni de satisfaction et une réponse insolente ; il prit alors le parti d’aller châtier les coupables. Une colonne de 500 hommes sortit sous ses ordres de Gigelly pendant la nuit et, sans avoir été aperçue, arriva à la pointe du jour devant le douar de Béni Moussah. Ce village fut immédiatement livré aux flammes, les femmes et les enfants furent épargnés, mais les hommes furent presque tous tués en cherchant à défendre leur douar.

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L’expédition française contre Djidjeli (1664)

Préparatifs de l’expédition française contre Djidjeli (1664).

– Le duc de Beaufort en reçoit le commandement.Djidjeli , Jijel, Gigeri 1664
– L’expédition s’arrête devant Bougie, puis s’empare de Djidjelli.
– Inaction des Français. Arrivée de l’armée turque.
– Les Turcs attaquent les français.
– Résistance des Français.
– Le duc de Beaufort se retire.
– Abandon de Djidjeli par l’année française.
– Désastre de l’expédition.

PRÉPARATIFS DE L’EXPÉDITION FRANÇAISE CONTRE DJIDJELI.

LE DUC DE BEAUFORT EN REÇOIT LE COMMANDEMENT.— Nous avons vu qu’a la suite des pertes éprouvées par le commerce et des réclamations présentées au roi, le gouvernement de Louis XIV, las de voir les traités, conclus à grand’peine, toujours violés, avait résolu d’occuper sur le littoral berbère un point permettant de surveiller les corsaires et d’entraver leurs entreprises.

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Le duc d’Orléans à Djidjelli (octobre 1839 ).

Le lundi 7 octobre 1839,[…]Le prince et le maréchal, conduits par le colonel Bedeau, visitent Bougie, ce point intéressant de l’Afrique française, ce champ de bataille souvent ensanglanté, où les combats furent longs, acharnés, terribles. Les Kabyles ne se consolent pas de voir les Français occuper en maîtres la ville la plus importante de leur nation, et ne cessent de la convoiter : les tentatives multipliées, les coups de main imprévus,

Après avoir visité l’hôpital de Bougie, nous remontons à bord, et nous disons adieu à cette belle station militaire, qui doit un jour acquitter, à force d’utilité réelle, le lourd impôt que la France lui paye en hommes et en argent.

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