Jijel : État des lieux des sites archéologiques
État des lieux des sites archéologiques et historiques : Une véritable tragédie
Aucun mot ne suffit pour décrire la situation dans laquelle se trouvent les sites archéologiques et historiques, entre autres romains, éparpillés dans les quatre coins de la wilaya de Jijel.
A défaut de fouilles archéologiques et de prospection dans cette région millénaire, excepté celles faites lors de la domination coloniale française, les différentes ruines romaines répertoriées par ces derniers sont carrément en péril.
Ce voyage à travers le passé nous a donnés l’occasion de découvrir des images aussi flagrantes que navrantes de ce qu’ont fait des mains inhabiles durant des décennies entières jusqu’à ce jour à notre patrimoine archéologique.
C’est une histoire mutilée à tout jamais. Tout ce que le génie de l’homme avait bâti durant de siècles a été anéanti par un processus politique et culturel défaillant.
Notre prospection effectuée durant cet été à travers certains sites archéologiques et historiques de la région qui normalement devaient être des repères identitaires pour la mémoire collective, nous a permis de découvrir le désordre et la crise culturelle que nous vivons à l’heure actuelle, synonyme d’un “protocole d’échecs” ressemblant ni plus ni moins à une tragédie archéologique. Afin d’illustrer cela en “nous tenons à la dimension symbolique des choses”, prenons le cas des vestiges romains de Ziama, 42 km à l’ouest de la ville de Jijel. (suite…)

comme, faute de temps, je n’ai pu les accompagner
Ce col de Fédoulès (938 m), célèbre par l’inscription rupestre du
L’intérêt que vous prenez à tout ce qui concerne l’archéologie départementale me fait un devoir de vous communiquer tes renseignements officiels que je donne au musée de la ville sur l’emplacement où j’ai eu la bonne fortune de rencontrer ce modeste document. 

Bien que poussant vers l’est une pointe jusqu’à l’Oued-el-Kebir, elle n’a pas de ce côté, non plus qu’au sud, de limites naturelles. A l’est et au sud, en effet, ses bornes sont plantées en pleine montagne qui la séparent des communes mixtes d’El-Milia, de Tababort (Djidjelli) et de Fedj-M’zala. […] Du nord où est la mer, au sud où est la montagne, on trouve d’abord une ligne de dunes élevées et épaisses, puis une sorte de plaine avec des dépressions formant des lacs marécageux, et, enfin, un plateau montant en pente assez douce jusqu’à la montagne.
La partie basse (dunes, plaine marécageuse, plaine sèche, plateaux de faible élévation) a dû être peu peuplée aux époques préhistoriques, à cause de l’insalubrité et des marais. Aussi, les vestiges de l’homme primitif, et notamment les instruments en pierre, y sont-ils rares. Quelques campements ont dû néanmoins s’établir, probablement à titre temporaire, sur le bord des lacs marécageux, soit pour chasser, soit pour pêcher. 
Je n’ai jamais lu de description de ces tombeaux, et M. Féraud, dans sa monographie de Djidjeli, n’en fait qu’une simple mention. 


En 429, sous la conduite de Genseric, l’invasion des Vandales vint bouleverser les provinces romaines. Un seul fait concernant la ville d’Igilgili se rapporte à celle époque; c’est la réunion du concile de Carthage, par le roi Huneric, fils et successeur de Genseric. Ce prince, afin de trouver une occasion plus favorable de sévir contre les catholiques, les réunit avec les Ariens en 484.
[…]Après avoir dépassé la septième pointe du
Parmi les douze tombes de la Mundet Africa, dix sont des caveaux à puits avec escalier; une est une fosse de grandes dimensions qui n’abrita cependant que le corps d’un enfant : le sol était creusé d’une rigole peu profonde de 1 mètre de long et de 20 centimètres de large, dans laquelle le corps avait été déposé.
A Djidjelli; des tombes puniques avaient été signalées dès les premiers temps de l’occupation française, mais en supposant généralement que toutes avaient été violées dès les temps antiques. Cependant, vers 1885, le lieutenant Dufour, commandant le cercle de Djidjelli, fit quelques recherches dans la nécropole de la Pointe Noire.
Nos lecteurs connaissent la déconverte faite au mois d’octobre dernier par la Société « Mundet africa » de quatre tombes phéniciennes, au lieu dit « Rocher des Voleurs ».
Un citoyen a découvert une mosaïque datant du 2ème ou 3ème siècle lors de travaux de construction dans sa maison, dans le centre-ville de Jijel, a indiqué mercredi le directeur de wilaya de la Culture et des Arts, Mohamed Cherif Bouhali.