Jijel : État des lieux des sites archéologiques

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État des lieux des sites archéologiques et historiques : Une véritable tragédie  

Aucun mot ne suffit pour décrire la situation dans laquelle se trouvent les sites archéologiques et historiques, entre autres romains, éparpillés dans les quatre coins de la wilaya de Jijel. A défaut de fouilles archéologiques et de prospection dans cette région millénaire, excepté celles faites lors de la domination coloniale française, les différentes ruines romaines répertoriées par ces derniers sont carrément en péril.

      Ce voyage à travers le passé nous a donnés l’occasion de découvrir des images aussi flagrantes que navrantes de ce qu’ont fait des mains inhabiles durant des décennies entières jusqu’à ce jour à notre patrimoine archéologique. Choba, Atlas archeologique de l'AlgerieC’est une histoire mutilée à tout jamais. Tout ce que le génie de l’homme avait bâti durant de siècles a été anéanti par un processus politique et culturel défaillant.

Notre prospection effectuée durant cet été à travers certains sites archéologiques et historiques de la région qui normalement devaient être des repères identitaires pour la mémoire collective, nous a permis de découvrir le désordre et la crise culturelle que nous vivons à l’heure actuelle, synonyme d’un “protocole d’échecs” ressemblant ni plus ni moins à une tragédie  archéologique. Afin d’illustrer cela en “nous tenons à la dimension symbolique des choses”, prenons le cas des vestiges romains de Ziama, 42 km à l’ouest de la ville de Jijel. (suite…)

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Inscriptions de la Respublica Vahartanensium – par PIERRE MORIZOT

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La borne milliaire romaine de mechta Skaïf (Béni Yadjis)

Lors du IIIe colloque sur l’histoire et l’archéologie de l’Afrique du Nord qui s’est tenu à Montpellier en 1985 dans le cadre du 110e congrès national des sociétés savantes, j’ai évoqué très brièvement, à l’issue de ma communication sur le milliaire érigé par la respublica Vahartanensium, (fig. 1 et 2) quinze inscriptions ou fragments d’inscriptions funéraires inédites;  La borne milliaire Skaïf, Fédoulès, Béni Yadjis, Jijel, PIERRE MORIZOTcomme, faute de temps, je n’ai pu les accompagner d aucun commentaire, ni d’aucune photographie, je suis reconnaissant à la Commission d’histoire et d’archéologie de l’Afrique du Nord, et en particulier à son secrétaire Lionel Galand, de les accueillir aujourd’hui dans son bulletin.

Il s’agissait, je le rappelle, d’une série d’épitaphes relevées par un groupe de jeunes médecins coopérants en poste dans la wilaya de Jijel, le docteur Jocelyn Mermet, le docteur 8 km autour de François Morizot et le docteur Michel Sanbussy, dans un rayon de 7 à Skaïf, où ils avaient découvert le milliaire en question (fig. 1). Skaïf est situé à proximité de la route de la wilaya n° 2 qui mène de Jijel à Constantine par l’intérieur, à environ 6 km à l’est et en contrebas du col de Fédoulès; il correspond au site n° 105 de l’Atlas archéologique de l’Algérie, f. 8.

 La borne milliaire Skaïf, Fédoulès, Béni Yadjis, Jijel, PIERRE MORIZOTCe col de Fédoulès (938 m), célèbre par l’inscription rupestre du rex genlis Uculaman , marque vraiment la limite entre deux mondes. Au nord le pays est montueux, couvert de forêts denses et  peu peuplé. Bien que les sommets y soient moins élevés que dans le Djurjura et même la Kabylie des Babor, toute proche (djebel Babor , 2004 m), le relief y est complexe, les plis montagneux y sont orientés en tous des sens, la proximité de la mer crée d’impressionnantes dénivellations 2.

Les oueds coulent au fond de défilés vertigineux et, comme l’écrit joliment P. Salama, «perdent plusieurs fois leur orientation»3, en sorte qu’ils ne facilitent guère les communications. (suite…)

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STÈLE DE BOU-KORINA, SKAÏEF (Fedj-M’zala) – 1892

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Nous avons reçu la communication suivante, datée du ler juillet 1892, de M. le Capitaine Le Breton : J’ai l’honneur de vous adresser ci-inclus la photographie d’une stèle trouvée chez les Ouled-Yahia, commune de Fedj-M’zala, dont l’original vient d’être offert au musée de Constantine.

STÈLE DE BOU-KORINA, SKAÏEFL’intérêt que vous prenez à tout ce qui concerne l’archéologie départementale me fait un devoir de vous communiquer tes renseignements officiels que je donne au musée de la ville sur l’emplacement où j’ai eu la bonne fortune de rencontrer ce modeste document.

Cette stèle a été découverte sur un mamelon (dit Bou-Korina), près la route de Mila à Djidjelli, avant d’arriver au Col de Fedoulès, vers le 95 kilomètre au-dessus de Mechta-Tessala. Le mamelon est couvert de pierres tumulaires parmi lesquelles les plus intéressantes seraient quelques inscriptions de vétérans. Aucune de celles rencontrées ne portait cependant ni date, ni noms de légions ou de consul. 

A 400 mètres au pied et au 8.-E. de ce mamelon, se trouvent les ruines d’un pagus romain (au lieu dit Skaïef). Ces ruines, très maladroitement fouillées par les Arabes, présentent entre autres curiosités une mosaïque sur ciment romain d’assez grande dimension. (suite…)

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Djidjelli : Édifices funéraires puniques.

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Recherche des antiquités dans le nord de l’Afrique

tombes, necropole punique AlgerieTombeaux souterrains. — Ces tombeaux reproduisent des dispositions analogues à celles des tombeaux puniques, comme le tombeau de Djidjelli, que nous donnons  (fig. 141-143), ou bien consistent dans de simples caveaux voûtés au dessus desquels un mausolée a été construit.

 

Tombe punique,Tombes phéniciennes, Algerie, Jijel, قبور بونيقية الجزائر

Nécropoles creusées dans le roc.

Enfin dans certaines localités où le terrain,comme à Kasrin, à Mendia, Djidjelli, se prêtait à cette disposition, on a creusé des tombes en forme de sarcophages (fig. 151.) (suite…)

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Les antiquités dans la commune mixte de Taher – C. VIRÉ (1894)

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Les limites de la commune mixte actuelle de Taher sont : au nord, la mer, et, à l’ouest, l’Oued-Djendjen qui est sa frontière avec la commune de plein exercice de Strasbourg.

inscriptions lybiques, Algerie, Jijel, TaherBien que poussant vers l’est une pointe jusqu’à l’Oued-el-Kebir, elle n’a pas de ce côté, non plus qu’au sud, de limites naturelles. A l’est et au sud, en effet, ses bornes sont plantées en pleine montagne qui la séparent des communes mixtes d’El-Milia, de Tababort (Djidjelli) et de Fedj-M’zala. […] Du nord où est la mer, au sud où est la montagne, on trouve d’abord une ligne de dunes élevées et épaisses, puis une sorte de plaine avec des dépressions formant des lacs marécageux, et, enfin, un plateau montant en pente assez douce jusqu’à la montagne.

 

Temps préhistoriques

inscriptions lybiques, Algerie, Jijel, TaherLa partie basse (dunes, plaine marécageuse, plaine sèche, plateaux de faible élévation) a dû être peu peuplée aux époques préhistoriques, à cause de l’insalubrité et des marais. Aussi, les vestiges de l’homme primitif, et notamment les instruments en pierre, y sont-ils rares. Quelques campements ont dû néanmoins s’établir, probablement à titre temporaire, sur le bord des lacs marécageux, soit pour chasser, soit pour pêcher. En effet, j’ai trouvé sur le sol même, sur un plateau, entre deux cuvettes de lacs que l’eau remplissait encore il y a peu de temps (lac des Ouled-Salah et lac de l’Oued-Bokra), au lieu dit Bou-Cherka, à trois kilomètres au nord de Taher, entre le village et la mer, quatre outils préhistoriques. Je ne puis donner la description des deux premiers qui étaient des grattoirs en cliquart (grès dur), les ayant malheureusement égarés. Le troisième qui me reste (fig. 1) est soit aussi un grattoir, soit plutôt une pointe de lance cassée dans la partie pointue. (suite…)

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RUINES DE L’OPPIDUM TUCCA, À  MERDJA (El-Djenah)

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Nous donnons ci-dessous la notice de M. le capitaine d’état-major Derrien, sur les ruines d’une position antique d’un grand intérêt, en ce qu’elle jalonne une frontière importante dans  la géographie comparée de l’Afrique septentrionale.

Oppidum Tucca, Djidjelli, Stéphane Gsell« Merdja est située sur la rive gauche de l’oued el-Kebir (Ampsaga), à l’endroit où, avant, de se jeter dans la mer, le fleuve tourne brusquement à l’est, pendant 2 kilomètres au moins, comme vous le verrez sur l’extrait ci-joint.

» Les ruines actuelles présentent quatre pointes de murailles s’avançant dans l’Ampsaga, sur un déve-loppement de 45 m.– Les murs intérieurs sont espacés de 25 m., et la distance de ceux-ci  aux murs extrêmes est de 10 m. 

— Le mur du sud a de plus un  crochet en maçonnerie, à angle droit, de 4 m. de longueur;  l’épaisseur de ce mur est de 0 m. 50. (suite…)

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Sépultures antiques de Djidjelli – C. Duprat (1888)

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SÉPULTURES ANTIQUES DE DJIDJELLI

Ayant été appelé, au mois de juin dernier, à habiter Djidjeli pendant quelques jours, j’ai profité de monséjour dans cette localité pour relever exactement les nombreuses sépultures creusées dans le roc, quiexistent au Nord de cette ville, sur le littoral.

Sépulture antique , Jijel, Djidjelli, DupratJe n’ai jamais lu de description de ces tombeaux, et M. Féraud, dans sa monographie de Djidjeli, n’en fait qu’une simple mention. Cette nécropole mérite cependant mieux, et j’ai pensé être agréable à la Société archéologique de Constantine en faisant à son intention un croquis représentant en plan la disposition et l’orientation de ces sépulcres

Sépulture punique , Jijel, Djidjelli, Duprat

Situation.Entre la vigie et le cimetière français, d’un côté, le cimetière arabe et le mur d’enceinte, de l’autre, s’étend un vaste plateau rocheux présentant une surface plane de la vigie au cimetière arabe, avec inclinaison en pente douce jusqu’à la mer. Le roc est recouvert en partie par des alluvions sablonneuses, et il n’apparaît çà et là qu’en affleurements de surface restreinte, où se trouvent groupées, comme l’indiquent mes croquis, un très-grand nombre de tombes dont je vais donner ci-dessous la description détaillée. (suite…)

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Le pays des Kutamas (Ucutamani) : la dernière retraite du dernier roi Vandale.

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Par: A. BERBRUGGER. Revue africaine , 1862.Ketama, Kotama

M. Féraud , de Constantine, nous transmet la lettre suivante, qui lui est adressée par M. Dolly, ancien chef du Bureau Arabe départemental de Bone :

En lisant, dans le numéro de juillet de la Revue Africaine, votre intéressant article sur les mœurs en Kabylie orientale, je vois, en note, page 274, que:

« Chez les habitants de la Kabilie orientale, on ne rencontre pas, comme chez ceux de la confédération des Zouaoua, de ces grands et populeux villages, aux maisons solidement: construites, blanches et recouvertes en tuiles, qui dénotent un certain bien-être. Depuis le versant oriental du Bàbor et jusqu’à l’Edoug près de Bône; on ne voit généralement que de pauvres cahutes en clayonnages ou en  torchis, recouvertes en Dis ou en Liège, dans lesquelles gens et animaux logent pêle-mêle . Les demeures de quelques richards font seules exception à cette situation générale. » 

«Il est bien probable que c’est ce pays, sauvage, et non l’Edoug, qui correspond au mont Pappua où le dernier roi Vandale, Gelimer, se réfugia momentanément après les victoires de Bélisaire».(L. FÉRAUD)

«Je ne vous ferai point ici de la vaine érudition, en copiant les textes et les commentaires qui s’accordent à circonscrire cet événement entre Hippone et le cap de Fer. Je me bornerai à vous faire part des observations que j’ai recueillies, moi-même, lors de mes fréquentes courses dans l’Edough. (suite…)

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Igilgilli : Période romaine

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Gigelli, Djidjelli, JijelDes traces de la domination romaine subsistent encore sur l’emplacement occupé par Gigelli, et quelques faits remarquables se rattachent à cette époque. Ainsi, des restes de la voie conduisant à Bougie et à Setif (Saldae et Silifis), s’aperçoivent le long du mamelon St-Ferdinand, prenant la direction des Beni-Kaïd.

Ces traces sont, il est vrai, peu nombreuses et ne s’étendent pas très loin ; mais tout fait supposer qu’elles ont été recouvertes assez promptement par les sables de la plage que les vents du nord ouest chassent, tous les ans, plus loin dans l’intérieur des terres.

L’histoire nous apprend que deux autres voies romaines, conduisant à Conslanline et à Bône (Cirta el Hippone), partaient d’Igilgili.  On a retrouvé aussi des restes de jetée sur la partie est de la rade actuelle; (suite…)

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– Statuette en bronze découverte en 1869, à Djidjeli

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PLANCHE N° XVIII

Statuette en bronze (grandeur de l’original) découverte en 1869, à Djidjeli, par M. le capitaine Beugnot, du Génie.

On suppose que cette jolie statuette, produit ou imitation heureuse de l’art grec, représente Apollon gardant les troupeaux du roi Admète; il était légèrement appuyé sur un bâton, qui avait disparu lorsque la statuette a été découverte.

 
 

(plus…)

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La ville d’Igilgilli, siège d’une résidence épiscopale.

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En 411, l’évêque catholique Urbicosus alla, d’Igilgili, assister à Carthage, à la conférence dont la réunion avait pour but la condamnation de l’hérésie de Pélage et des Célestins.

Evéché Algérie, JijelEn 429, sous la conduite de Genseric, l’invasion des Vandales vint bouleverser les provinces romaines. Un seul fait concernant la ville d’Igilgili se rapporte à celle époque; c’est la réunion du concile de Carthage, par le roi Huneric, fils et successeur de Genseric. Ce prince, afin de trouver une occasion plus favorable de sévir contre les catholiques, les réunit avec les Ariens en 484.

L’histoire nous a conservé le nom de l’évêque d’Igilgili qui assista à ce concile: il s’appelait Domitianus. (suite…)

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Mers-el-Zeitoun (le port des Olives). – Djidjelli. – La ville romaine et la ville arabe;

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Extrait du livre « Commerce et la Navigation de l’Algérie », ( chapitre VI – Djidjelli)

 Ampsaga, Oued-el-Kebîr, Mers el-Zeïtoun[…]Après avoir dépassé la septième pointe du cap Bougiarone, on aperçoit Mers-el-Zeitoun, le port des Olives, le Zeitounah d’El-Bekri. L’importance commerciale de ce petit port, qui sert au débouché des produits de la riche vallée de l’Oued-Zhour (la rivière fleurie), était autrefois très grande. D’immenses forêts d’oliviers couvrent les diverses chaînes et contre-forts de l’Atlas, et l’huile recueillie par les indigènes, formait au moyen âge une des branches les plus importantes du commerce d’exportation des ces cantons montagneux. La grossièreté des procédés de fabrication employés par les Arabes réduisait de beaucoup la quantité d’huile qu’ils obtenaient; mais ces produits étaient encore considérables (1) .

Les marchands de la Méditerranée, qui allaient au port des Olives vendre pour de l’huile des draps, des toiles et d’autres objets manufacturés, retiraient de ce commerce d’échange de grands avantages; mais cette huile mal travaillée, d’un goût très âcre et d’une odeur insupportable, ne pouvait être employée que pour la fabrication des savons. Au commencement du dix-septième siècle, les huiles de la Kabylie approvisionnaient en grande partie les savonneries de Marseille. Marsa Saito figure sur toutes les anciennes cartes nautiques.


Le docteur Shaw pense que Mers-el-Zeitoun a remplacé les Paccianae-Matidiae de l’Itinéraire d’Antonin et de la table de Peutinger, qui, selon Dureau de la Malle, est la même localité que la station Pancharia, dont il est parlé dans Ammien Marcellin ; mais nous croyons qu’il se trompe. Le port des Olives a succédé très probablement à la petite ville d’Iarsath, d’origine phénicienne ou carthaginoise,qui est mentionnée dans les tables de Ptolémée, L’étymologie d’Iarsath (Ir-Zaïth, la ville des Olives) donne une grande vraisemblance à cette synonymie. (suite…)

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Mobilier des tombes phéniciennes de la Mundet Africa.

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Tombes phéniciennes puniques, Algérie, Jijel, DjidjelliParmi les douze tombes de la Mundet Africa, dix sont des caveaux à puits avec escalier; une est une fosse de grandes dimensions qui n’abrita cependant que le corps d’un enfant : le sol était creusé d’une rigole peu profonde de 1 mètre de long et de 20 centimètres de large, dans laquelle le corps avait été déposé.

La dernière tombe est un puits à escalier avec, en face, l’amorce du caveau qui ne fut pas creusé lorsqu’on s’aperçut que le tuf n’était pas homogène. Les caveaux à puits se composent d’un puits rectangulaire dont la profondeur dépasse 2 mètres. Un escalier est aménagé à l’une des extrémités : il facilitait évidemment la mise au tombeau du cadavre, mais aussi il épargnait d’autant le travail de creusement du puits; le puits à escalier est une amélioration du puits à gradins. (suite…)

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Les nécropoles phéniciennes de Djidjelli – revue archéologique (1930).

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I. — HISTORIQUE.

Les nécropoles phéniciennes ne sont pas très nombreuses sur le territoire algérien. On peut citer : Gouraya (près de Cherchell), Bougie; Djidjelli, Collo, Philippeville et Constantine. Les seules qui aient été fouillées méthodiquement sont celles de Collo  et celle de Gouraya.

Les nécropoles phéniciennes de DjidjelliA Djidjelli; des tombes puniques avaient été signalées dès les premiers temps de l’occupation française, mais en supposant généralement que toutes avaient été violées dès les temps antiques. Cependant, vers 1885, le lieutenant Dufour, commandant le cercle de Djidjelli, fit quelques recherches dans la nécropole de la Pointe Noire.

Rien, à notre connaissance, ne fut publié à ce sujet et les objets recueillis, parmi lesquels une suspension en bronze et une statuette en terre cuite représentant un personnage assis, furent donnés par le lieutenant Dufour à un musée de France, nous ignorons lequel. (suite…)

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Nécropoles Phéniciennes de Djidjelli – Alquier : (L’IMPARTIAL. 1929)

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Nécropoles Phéniciennes de Djidjelli, JijelNos lecteurs connaissent la déconverte faite au mois d’octobre dernier par la Société « Mundet africa » de quatre tombes phéniciennes, au lieu dit « Rocher des Voleurs ».

La Municipalité de Djidjelli prévint aussitôt les autorités administratives et MM. Albertini, Directeur des Antiquités Algérienne et Christofle, Architecte en chef des Monuments Historiques. ont chargé une mission archéologique de faire de nouvelles recherches.  On trouve à Djidjelli en abondance les deux modes de sépultures phéniciennes : les simples fosses creusées dans le roc qui seraient le plus anciennes et les caveaux de famille creusés aussi dans le roc et auxquels on accède par un puits rectangulaire. (suite…)

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Découverte d’une mosaïque lors de travaux de construction d’une maison à Jijel

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Elle se situe entre le 2e et le 3e siècle de notre ère
Découverte d’une mosaïque lors de travaux de construction d’une maison à Jijel

Mosaïque romaine Jijel , فسيفساء رومانية جيجلUn citoyen a découvert une mosaïque datant du 2ème ou 3ème siècle lors de travaux de construction dans sa maison, dans le centre-ville de Jijel, a indiqué mercredi le directeur de wilaya de la Culture et des Arts, Mohamed Cherif Bouhali.
Les travaux de creusage engagés après la démolition d’une ancienne construction ont permis d’exhumer cette mosaïque, a précisé à l’APS le responsable.

Une équipe spécialisée du service du patrimoine de la direction de la Culture a été immédiatement dépêchée sur les lieux pour examiner la mosaïque, a-t-il ajouté, poursuivant que la première mesure a été la suspension des travaux jusqu’à l’accomplissement des procédures réglementaires en vigueur.

(suite…)

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