(1851) معركة الركابة ، بني عيشة ـ العنصر ـ

(1851) معركة الركابة (الرتشابة)، بني عيشة ـ العنصر ـ 

بقلم الأستاذ : الصادق العلالي

في يوم  13 ماي 1851 وقعت حادثة في منطقة الأربعاء ببني عيشة ، اعترض فيها الأهالي الحملة الفرنسية (حملة سانت ـ آرنو ) المتوجهة إلى جيجل انطلاقا من مدينة ميلة لفك الحصار المضروب عليها والذي كان يمنع الجيش الفرنسي من التخرك والخروج منها.

قد شاركت مختلف قبائل المنطقة في هذا الاعتراض مشاركة فعّالة اذهلت الفرنسيين انفسهم. من حيث التنظيم والتكتيك الحربين ، ومن حيث البطولة والشجاعة. وهو ما دفع الجنرال “سانت ارتو » ان يقول عنهم « باستثناء ما رايته وعشته في قسنطينة سنة 1837  فإن الذي اعيشه اليوم لم ار مثله. وهو غير مسبوق ولا مثيل له (شرف الجنرال ـ ص ـ67) وانهم من أشجع كل جنود إفريقيا (نفس المرجع ، نفس الصفخة)

وللنتائج المترتبة عن هذه الحادثة عمل جيش الاحتلال الفرنسي على طمس وقائعها والتكتم على الخسائر التي لحقته ، عاملا على تحريفها لجعلها أقرب إلى الخرافة أو الأسطورة منها إلى معركة جرت بينه وبين الأهالي، فتناقلتها الأجيال فيما بعد دون تمعّن أو تفحّص مازجة إياها بجزء من الحقيقة وهي أن شيئا ما قد حدث بالمنطقة دون استطاعتهم تحديده  مع استمرارهم بتقديم البخور وإحراق الشموع وذرف الدموع في نفس المكان المسمى (الركابة).

فبعض المعلومات القليلة ، المنقولة شفاهة بين الأجيال و النقوش الموجودة على الحجرة المبسوطة (الفرشاء) والتي ما زالت واقفة لغاية اليوم في المكان والمتضمنة في أعلاها صليب وفي وسطها تاريخ1851/05/13  وفي الأسفل منها الخط الدفاعي العاشر هي التي كشفت سر الحادثة

ففي سنة 1978 تم اكتشاف هذه النقوش المكتوبة على الصخرة من طرف بعض شبان المنطقة والتي هي لا تشير و لا تفسر ما حدث بالمنطقة٠ والمعلوم أن فرنسا عادة ما تلجأ إلى تغطية خسائرها و إلى التحريف والتزييف للوقائع التاريخية حتى لا يمكن الاستفادة منها مستقبلا ، وحتى لا تكون دافعا للاستمرارية   ٠

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L’expédition du général de Saint-Arnaud dans les Babors (1851)

Le général de Saint-Arnaud avait fixé la ville de Mila comme point de réunion du corps expéditionnaire; les troupes rassemblées à la revue qu’il passa le 8 mai 1851, sous les murs de cette place, dans une plaine baignée par le Oued-Rummel, offraient un effectif de plus de 9,000 hommes, compris les cavaliers indigènes envoyés par Bou-Akkas, Ben-Achour, Bou-Rennan et Mohamed-ben-Azzedin, puissants cheiks nos alliés.

Saint-Arnaud dans les Babors, Jijel ,جيجل, Djidjelli (1851) , Beni Amran, Beni Ider , Beni-Ahmed, Beni-FoughalElles entrèrent en campagne le 9, par un temps magnifique, et assirent le même jour leur camp sur les bords de l’Oued-Enja. Les contrées qu’elles eurent à franchir furent d’abord une succession de vallées, couvertes quelques-unes de belles cultures et de coteaux opposant trop souvent à leur marche l’obstacle de broussailles épaisses, hautes et parfois très-piquantes. La division atteignit le Fedj-Beïnen sans avoir brûlé une amorce; elle couronna cette hauteur des feux de son bivouac. La dernière partie de la marche avait rencontré, dans les mouvements très-énergiquement accidentés du pays, des obstacles beaucoup plus sérieux que ceux qui s’étaient présentés dans la matinée; on sentait que l’on avait entamé la région des montagnes et que l’on ne tarderait pas à se trouver en présence de l’ennemi.

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L’expédition des Babors (1851) : Rapport du général RANDON

Djidjelli, Jijel, les Babors (1851)Depuis longtemps l’attention du Gouvernement est fixée sur les montagnes qui bordent le littoral entre Dellys et Philippeville. Cette partie du pays était restée en dehors de notre autorité, alors que Sahara algérien, avait reconnu notre domination.

Le groupe de montagnes plus particulièrement connu sous le nom de Kabylie, est habité par une population belliqueuse, mieux armée et mieux organisée pour la résistance que les Arabes, parlant un langage différent, obéissant à des habitudes et à des mœurs qui lui sont propres. Sous le gouvernement turc, les Kabyles avaient toujours échappé à l’action des chefs qui administraient les tribus et jouissaient d’une indépendance complète sinon en droit, au moins en fait.

Les instructions adressées au gouverneur général de l’Algérie dès le 15 mars dernier, lui prescrivaient les premiers jours de mai, une colonne de huit mille combattants pour opérer dans le triangle montagneux compris entre Milah, Djidjelli et Philippeville.

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Lettre du Maréchal Bosquet : Chez les Beni-Amran (Djidjelli), le 21 Mai 1851

Maréchal Bosquet, Djidjelli, JijelLes Beni-Amran sont la plus importante tribu dans les environs de Djidjeli. Nous sommes chez eux depuis le 19. Hier était notre deuxième jour de franche et bonne lutte; c’est ma brigade qui a eu l’honneur d’aller à eux, et je l’ai conduite à la française, corps à corps, au pas de charge. Le terrain et mes braves bataillons nous ont si bien servis, qu’il y a eu plus de quatre cents tués, tandis que la journée ne me coûte, à moi, que sept hommes.

Nous sommes rentrés au bivouac chargés des dépouilles et des armes de nos ennemis. Rentré sous ma tente, je me prends à songer à ces populations kabyles qui défendent si vigoureusement leur vieille indépendance, qui n’avait jamais été entamée.

Djidjelli, JijelJe trouve que la guerre est une abominable chose, quand j’entends, de loin, les plaintes et les cris de ceux qui relèvent leurs morts et leurs blessés, cris auxquels se mêlent les voix perçantes des femmes et des enfants. Que de veuves, que d’orphelins nous faisons depuis quelques jours pour achever la conquête, pour assurer à la France une gloire de plus, des ressources pour le trop-plein de sa population, enfin pour étendre les limites de la civilisation européenne.

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