Kotama / U-Cutamani : L’inscription byzantine du col de F’doules.

Inscription du col de Fdoulès, Fedoules, JijelUne inscription perdue, mais connue par deux dessins du XIXe siècle, avait été découverte au col F’doules dans la région des  Babors [1]. La forme des U rapporte à la période byzantine. Il s’agit de l’épitaphe d’un personnage dont le nom nous échappe, mais dont la fonction est bien claire:

Rex gentis Ucutaman (orum ?),

Roi de la tribu des U-Cutamani [2], connus plus tard sous le nom de Kotamas [3], convertis au chiisme dès le début du viiie siècle, qui, plus tard, allaient mener les Fatimides jusqu’à Madhia, puis jusqu’au Caire.

Continuer la lectureKotama / U-Cutamani : L’inscription byzantine du col de F’doules.

KETAMA : Rex gentis Ucutama(niorum), nouvelle lecture – par  Gabriel Camps.

Kotama, Ketâma, Ketamas (Ucutamani)La répartition des dolmens en Algérie et Tunisie, nous l’avons vu, confirme les données de la carte des inscriptions. Comme les inscriptions libyques, qui se pressent en Algérie orientale, les dolmens sont concentrés dans des zones privilégiées situées au voisinage de Constantine et en Tunisie centrale. Pour le phénomène mégalithique, comme pour d’autres faits culturel que nous avons cartographiés, le cours de l’Oued el-Kébir / Oued Enja agit donc comme une frontière plus ou moins précise mais d’une durée remarquable.

Je crois fermement que la solidité de cette frontière à travers les siècles est liée à la permanence de tribus montagnardes puissantes comme les Bavares et dans la même région des Babors, celle des Ketama, dont on retrouve sporadiquement la mention jusqu’à l’époque fatimite.

La plus ancienne citation est peut-être une inscription bilingue latino-punique de Guelaat bou-Sba, dans laquelle Levi della Vida croit pouvoir lire l’ethnique Ketam. Ptolémée situe les Koidamousii sur la rive gauche de l’Amsaga (Oued el-Kébir), la Notice de 484 cite, en Maurétanie Sitifienne, un évêché Cedamusensis.

Continuer la lectureKETAMA : Rex gentis Ucutama(niorum), nouvelle lecture – par  Gabriel Camps.