KETAMA : Rex gentis Ucutama(niorum), nouvelle lecture – par  Gabriel Camps.

Kotama, Ketâma, Ketamas (Ucutamani)La répartition des dolmens en Algérie et Tunisie, nous l’avons vu, confirme les données de la carte des inscriptions. Comme les inscriptions libyques, qui se pressent en Algérie orientale, les dolmens sont concentrés dans des zones privilégiées situées au voisinage de Constantine et en Tunisie centrale. Pour le phénomène mégalithique, comme pour d’autres faits culturel que nous avons cartographiés, le cours de l’Oued el-Kébir / Oued Enja agit donc comme une frontière plus ou moins précise mais d’une durée remarquable.

Je crois fermement que la solidité de cette frontière à travers les siècles est liée à la permanence de tribus montagnardes puissantes comme les Bavares et dans la même région des Babors, celle des Ketama, dont on retrouve sporadiquement la mention jusqu’à l’époque fatimite.

La plus ancienne citation est peut-être une inscription bilingue latino-punique de Guelaat bou-Sba, dans laquelle Levi della Vida croit pouvoir lire l’ethnique Ketam. Ptolémée situe les Koidamousii sur la rive gauche de l’Amsaga (Oued el-Kébir), la Notice de 484 cite, en Maurétanie Sitifienne, un évêché Cedamusensis.

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Le pays des Ketamas (Ucutamani) : la dernière retraite du dernier roi Vandale ?

Par: A. BERBRUGGER. Revue africaine , 1862.Ketama, Kotama

M. Féraud , de Constantine, nous transmet la lettre suivante, qui lui est adressée par M. Dolly, ancien chef du Bureau Arabe départemental de Bone :

En lisant, dans le numéro de juillet de la Revue Africaine, votre intéressant article sur les mœurs en Kabylie orientale, je vois, en note, page 274, que:

« Chez les habitants de la Kabilie orientale, on ne rencontre pas, comme chez ceux de la confédération des Zouaoua, de ces grands et populeux villages, aux maisons solidement: construites, blanches et recouvertes en tuiles, qui dénotent un certain bien-être. Depuis le versant oriental du Bàbor et jusqu’à l’Edoug près de Bône; on ne voit généralement que de pauvres cahutes en clayonnages ou en  torchis, recouvertes en Dis ou en Liège, dans lesquelles gens et animaux logent pêle-mêle . Les demeures de quelques richards font seules exception à cette situation générale. » 

«Il est bien probable que c’est ce pays, sauvage, et non l’Edoug, qui correspond au mont Pappua où le dernier roi Vandale, Gelimer, se réfugia momentanément après les victoires de Bélisaire».(L. FÉRAUD)

«Je ne vous ferai point ici de la vaine érudition, en copiant les textes et les commentaires qui s’accordent à circonscrire cet événement entre Hippone et le cap de Fer. Je me bornerai à vous faire part des observations que j’ai recueillies, moi-même, lors de mes fréquentes courses dans l’Edough.

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